l’éditeur assumé

l’éditeur singulier a encore frappé ! Après « Second manifest camp » de Patrick Mauriès, gonzo-littérature à consommer sans modération (1), celui – dont nous ne révélerons pas la véritable identité, l’éditeur singulier c’est lui, c’est tout -, réovnise l’édition. A l’Espace 12mail  (RedBull) le 29 mai, il lance « Revue singulière ».
Ne cherchez pas la périodicité, elle est incertaine. N’espérez aucune prise en compte de la cible, «la ligne, c’est moi ». Ne vous attendez donc à rien, et ce sera très bien ! Ceci est une histoire d’édition en forme d’escalier, d’une inspiration à l’autre. On se dirait pris au piège de l’imaginaire d’un homme comme dans les labyrinthes de Moataz Nasr.
L’éditeursingulier © John Colbat
Tout commence avec « thanatos palace hotel » d’andré maurois (oui, ne vous formalisez pas, au Singulier, les noms propres ne sont pas majuscules, juste des mots comme les abutres !). Texte aimant que L’éditeur va s’évertuer à pluriériser. Puis «  w, le mot dit », bouleversant !, de jean touitou. Ce vibrant honneur à son cousin Willian Baranès alias Guillaume Gustan, est insécable, pas de citations.
Impossible de citer les 13 contributeurs. Il faudra lire Revue. Mais encore un ou deux…trois peut-être. Joseph ghosn, «  je suis un leurre », aussi auteur de « Musiques numériques, essai sur la vie nomade de la musique »  au Seuil, boit un verre. Si j’osais n’en citer qu’une, découverte !, louise ebel, «  comme on serait heureux sans ces garces-là! » :

«La femme est naturelle, c’est-à-dire abominable. » Et si le
véritable mal du siècle, c’était le Vagina Dentata ?
    Guidée par un même esprit de corps, c’est dans
l’imaginaire gynophobe que les femmes se muent en 
«féminin majuscule », terrassant la masse anonyme du
« masculin pluriel » : Elle contre les hommes. »
(…) plus loin : «, Elle,
c’est la Marguerite de Goethe et la Béatrice de Dante, mais
c’est aussi la «  bête d’or » de Nana, l’obscène idole aux yeux
rouges, dont use et abuse la littérature décadente jusqu’à la

nausée. » 
(…) après j’arrête :
« Englouti par l’abîme de cet orifice insondable, dont les
débordements sanglants font ressurgir ses peurs infantiles,
l’Homme se noie dans l’Eternel Féminin. »
patrick mauriès est là aussi, et clot la danse avec «  du camp en général et de tracey thorn en particulier », immédiatement suivi de « bedsit disco queen » de…tracey thorn.
Si 2e numéro il y a, on le lira !

(1) Inspiré de «  Notes on camp » de Susan Sontag publié en 1964 (« L’oeuvre parle », chez Christian Bourgois, 2010) . Patrick Mauriès raconte sa rencontre avec l’auteure : «  l’hommage n’eut pas l’air de plaire à sa destinataire qui se révéla, à mon grand dam, n’avoir guère le sens du second degré et me battit froid lors d’une lecture où elle s’étendit à loisir sur l’état calamiteux des toilettes des cafés parisiens », p.10.

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